Auto-entrepreneur : les 5 astuces pour payer moins d’impôt

Par Maeva Girardot - 08/01/2018

Auto-entrepreneurs : comment payer moins d'impôts ? 

Opter pour le statut d’auto-entrepreneur est un choix pertinent pour le jeunes créateurs d’entreprise ne souhaitant pas se surcharger de formalités administratives.

A l’instar des autres formes juridiques, l’auto-entreprise possède des charges spécifiques dont des aides peuvent survenir dans l'optique d'une réduction de la facture globale inhérente à son activité. Au-delà de cet aspect fiscal, ce type de structure réclame de respecter un certain seuil de chiffre d’affaires. Ce plafond est pour rappel de 82.800€ pour les activités commerciales et 33.100€ pour les prestations de service.

Ce seuil, parfois restrictif, va potentiellement doubler en 2018 au plus grand bonheur des auto-entrepreneurs.

Pour davantage de souplesse fiscale, voici 5 astuces précieuses pour réduire vos impôts

Sommaire

1. CFE : changer l’adresse de votre siège social
2. Bénéficiez des aides : ACCRE
3. Bien déclarer toutes les charges
4. Le régime micro-fiscal simplifié
5. Optez pour le prélèvement forfaitaire libératoire
6. Conclusion

Dossier : Auto-entrepreneurs les 5 astuces pour payer moins d'impôts

CFE : changer l’adresse de votre siège social

Avoir un siège social est inévitable pour tous les types de sociétés. Cette obligation administrative peut rapidement engendrer des frais importants en termes de déménagement, de loyer mensuel, puis de CFE.

La cotisation foncière des entreprises doit être réglée de façon annuelle, et se calcule en fonction de la zone d’implantation de l’entreprise. En établissant son siège social depuis une société de domiciliation commerciale, le coût de cette CFE sera minimal tout en profitant d’une adresse danc un quartier réputé.

De quoi profiter du beurre et de l’argent du beurre !

Bénéficier d’aides

Au moment de la création de sa structure, il est possible de bénéficier d’aides permettant de démarrer son activité avec plus de sérénité. L’aide la plus courante et avantageuse est l’ACCRE, soit l’aide aux chômeurs ou repreneurs d’entreprise qui est en vigueur depuis mai 2009.

Le but étant de permettre aux auto-entrepreneurs de profiter d’une exonération conséquente de charges sociales pendant les trois premières années d’activité. En fonction du type d’activité (artisanales, commerciales ou libérales), le taux de charges variera et sera progressif chaque année pendant trois ans.

Bien déclarer toutes les charges

La déclaration de ses charges est primordiale pour exercer son activité de manière légale. Chaque trimestre, l’auto-entrepreneur doit déclarer en ligne ou par voie postale, son chiffre d’affaires Les charges sociales sont ainsi calculées au prorata du montant mentionné, et se règlent directement en ligne ou par chèque en cas de déclaration par courrier.

Si l’auto-entrepreneur ne respecte pas les dates limites de déclaration, il peut être soumis à des pénalités de retard financières

Il est ainsi important de déclarer ses charges dans les règles de l’art pour ne pas être redevable de coûts supplémentaires qui n’ont pas lieu d’être.

Le régime micro-fiscal simplifié

L’Etat a mis en place à l’attention des auto-entrepreneurs, un régime micro-fiscal simplifié.

Ce régime spécifique a pour objectif d’alléger les montants des déclarations fiscales et comptables, tout en permettant de régler son impôt sur une base forfaitaire, et non au réel.

Pour ce faire, les auto-entrepreneurs doivent inscrire le montant de leur chiffre d’affaires ou de leurs recettes sur la déclaration de revenus annuelle. Suite à cela, l’administration fiscale calculera de façon automatique la valeur du bénéfice imposable via l’application d’un abattement forfaitaire pour l’ensemble des frais professionnels.

Seules les entreprises individuelles réalisant un chiffre d’affaires jusqu’à un certain seuil peuvent bénéficier de ce régime micro-fiscal simplifié

Opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire

En tant qu’auto-entrepreneur, il est également envisageable d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Ce procédé consiste à payer en une fois, le versement relatif à l’impôt sur le revenu ainsi que celui des charges sociales dues. 

A la différence du régime traditionnel de la micro-entreprise, les revenus engendrés ne seront pas soumis au barème progressif via des tranches d’impôts spécifiques. Le montant de l’impôt sur le revenu à régler sera ainsi calculé en fonction d’un pourcentage du chiffre d’affaires.

Ce ratio dépendra si l’auto-entrepreneur réalise une activité commerciale, artisanale ou libérale. Pour adhérer au prélèvement forfaitaire libératoire, la demande s’effectue auprès du CFE compétent au moment de la création de sa société. Il est possible aux micro-entrepreneurs d’en profiter jusqu’au troisième mois suivant celui de la déclaration de son activité.

Conclusion

Toutes ces astuces peuvent ainsi contribuer à la réduction des impôts de l’auto-entrepreneur.

Mais 2018 risque de bouleverser le monde de l’auto-entreprise !

En plus du doublement du plafond du chiffre d’affaires, c’est bien le prélèvement à la source qui va proposer un système propre à l’auto-entreprise.

L’ensemble des indépendants pourront ainsi régler leurs impôts sur le revenu grâce à des acomptes calculés par l’administration. Ces acomptes seront basés sur l’ancienne situation fiscale et prélevés de façon mensuelle ou trimestrielle. Mais, avec la fin progressive du RSI, nul doute que des évolutions en termes de charges sociales et fiscales seront à envisager.

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