Création d’entreprise : les 5 catégories d’entrepreneurs

Par Paul LASBARRERES-CANDAU - 18/03/2019

700 000 entreprises ont été créées en France en 2018, une nouvelle hausse particulièrement marquée par l’attractivité du statut micro entrepreneur ! Peu à peu, des profils variés d'entrepreneurs se dessinent dans le paysage français. Tour d’horizon.

L’année 2018 fut de nouveau un cru remarquable pour les créations d’entreprises.

Tous les statuts juridiques se portent bien, et en particulier les micro-entrepreneurs qui enregistrent une hausse de 25% !

Les créations d’entreprises individuelles ont augmenté de 20% et les sociétés de 2%.

Dans l’ensemble, il s’agit d’un score encourageant qui accentue peu à peu l’essor du travail indépendant et de l’entrepreneuriat français.

Au fil des ans, des profils d’entrepreneurs se dessinent, ce qui permet de mieux cibler les réformes et les dispositifs d’aides à leur endroit.

De plus en plus de français sont tentés par la perspective de créer eux-mêmes leur propre emploi.

En 2018, 100 000 entreprises supplémentaires ont vu le jour par rapport à 2017, soit une hausse de 17% !

Sommaire :

1. Les jeunes créateurs diplômés
2. Les salariés en tant qu’activité complémentaire
3. Les retraités
4. Les chômeurs
5. Les créateurs expérimentés

Dossier : création d'entreprise, voici les 5 catégories d'entrepreneurs les plus actifs !

Les jeunes créateurs diplômés

Les jeunes représentent une partie importante des créateurs d’entreprises. Cependant, les statistiques des Chambres de Commerce et d’Industrie en France montrent qu’il n’y a pas d’âge pour entreprendre.

5% des entrepreneurs ont moins de 25 ans, 14% ont entre 25 ans et 30 ans, 15% ont entre 30 ans et 35 ans, la moyenne d’âge est de 38 ans

Quant au niveau de formation, 46% des entrepreneurs sont titulaires du baccalauréat général, technologique, professionnel, d’un BEP, CAP ou du Diplôme national du brevet. 30% sont diplômés d’une formation du second cycle, troisième cycle ou d’une grande école.

Le profil des jeunes diplômés n’est donc pas le plus répandu.

Le plus souvent, ces entrepreneurs se lancent dans des secteurs disruptifs, avec un fort potentiel de création de valeur ajoutée.

Ils tirent souvent profit des nouvelles technologies (Blockchain, intelligence artificielle, etc.) pour créer leur activité.

Les salariés en tant qu’activité complémentaire

Le statut auto-entrepreneur est particulièrement utile en ce qu’il permet d’exercer une activité complémentaire tout en conservant des formalités administratives et fiscales allégées. Il est donc tout à fait possible de cumuler salariat et entrepreneuriat.

Ce profil concerne des jeunes travailleurs désirant conserver la sécurité d’un emploi salarié tout en préparant leur transition, ou de personnes plus expérimentées désirant se reconvertir professionnellement.

19% des créateurs d’entreprises conservent une activité rémunérée parallèlement

Cela s’explique notamment par les faibles ressources financières dont ils disposent pour lancer leur projet.

19% des entrepreneurs investissent moins de 2 000€ au lancement de leur entreprise. Ils ne sont que 22% à investir plus de 16 000€ dans leur nouveau projet.

Les retraités

À nouveau, le statut de micro-entrepreneur permet aux retraités de poursuivre une activité indépendante pour cumuler leurs revenus.

Cela est possible en respectant les conditions du cumul emploi-retraite :

  • Si vous avez liquidé votre retraite à taux plein et si vous remplissez les conditions du cumul emploi-retraite, vous pouvez alors cumuler sans limitation vos pensions et une activité annexe.
  • Si vous n’avez pas liquidé votre retraite à taux plein, si vous ne remplissez pas les conditions du cumul emploi-retraite, et si votre retraite est versée par la CNAV ou par un régime public, il est possible de cumuler. Si vous étiez indépendant au cours de votre vie active (pour les pensions de retraites versées par la Cipav ou la SSI), les règles diffèrent en fonction des caisses de retraite.

Les chômeurs

Un tiers des créateurs d’entreprises étaient au chômage avant de créer leur entreprise

Il s’agit souvent d’un moyen efficace pour se reconvertir professionnellement, et pour créer soi-même son emploi ! 

63% d’entre eux créent une entreprise qui correspond à leur métier d’origine.

Il est possible de prétendre aux allocations d’aide au retour à l’emploi (ARE) afin de vous faciliter la création ou la reprise d’une entreprise, sous certaines conditions.

Les créateurs expérimentés 

Parmi tous ces créateurs d’entreprises, certains sont des entrepreneurs chevronnés, et participent à plusieurs créations d’entreprises au cours de leur vie.

Leur moyenne d’âge se situe autour de 40 ans, et il s’agit plutôt d’hommes diplômés

On parle souvent « serial entrepreneurs » caractérisés par leur goût pour la prise de risque, surtout financier, la volonté de créer de la valeur et des emplois. Il est souvent le plus organisé et le plus informé pour mener à bien les politiques stratégiques de croissance de l’entreprise.

Au moment d’effectuer les démarches, 19% des entrepreneurs ne font à appel à aucune structure pour les épauler. 

Les récentes statistiques montrent que l’entrepreneuriat n’est pas à visage unique, mais concerne bien des segments très diversifiés de personnes au sein de la population française.

La multiplication des réformes favorables aux créations d’entreprises et les nombreux dispositifs de soutien encouragent les français à franchir le pas. L’Union des auto-entrepreneurs a même lancé un appel ce 5 mars 2019 pour impliquer les micro entrepreneurs dans le grand débat national.

Elle vise à recueillir leurs avis sur la fiscalité et leur niveau de protection sociale notamment.

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