2020 est une année que bon nombre d’acteurs économiques (et de français en général) souhaitent oublier… à quelques exceptions près ! En effet, le nombre de créations d’entreprises est en plein essor, malgré un contexte de crise économique de grande ampleur.

Explications.

Entrepreneuriat : malgré la crise liée au covid-19, la création d'entreprise atteint des records en France en 2020

2020, une année record pour la création d’entreprises en France

Aucune crise ne semble résister au dynamisme de l’entrepreneuriat français. Malgré une récession historique enregistrée en 2020 (comprise entre 8% et 10% d’après le gouvernement), les créations d’entreprises affichent une santé insolente, avec une augmentation de 4% par rapport à l’année antérieure.

Plus de 850 000 entreprises ont été créées en France au cours de l’année, dont 35 000 entités supplémentaires par rapport à 2019. Il s’agit, pour la plupart, de jeunes actifs travaillant sous le statut juridique de micro-entrepreneur.

Les entreprises individuelles ont le vent en poupe

« Les créations d'entreprises individuelles augmentent fortement (+5,6%) tandis que les créations de sociétés sont en léger recul (-0,2%) », précise l'Insee. En effet, la préférence des français pour les entreprises individuelles se confirme nettement : leur nombre a augmenté de 6%, avec 630 000 créations. Elles représentent environ deux tiers de la quantité totale d’entreprises créées.

Malgré une chute de 4,2% du nombre d’entreprises créées au mois de décembre, même le dernier trimestre, marqué par un reconfinement et de nombreuses restrictions sanitaires, affiche une tendance à la hausse.

La crise économique et sanitaire du Covid-19 a remis au goût du jour la notion de destruction créatrice, inspirée de la pensée économique de J. Schumpeter. La destruction de nombreux emplois traditionnels accentue le basculement de l’économie vers la croissance de l’entrepreneuriat.

Bien qu’il s’agisse d’entreprises de petite taille, de nombreux emplois indépendants apparaissent et contribuent à créer beaucoup de richesse.

Selon un sondage réalisé par OpinionWay, 20% des français déclarent avoir envie de créer leur entreprise ou d'en reprendre une en 2021.

Les secteurs qui attirent les entrepreneurs

Comme en 2019, près d’un quart des immatriculations ont concerné le secteur du « soutien aux entreprises ». Les commerces de réparation d’automobiles et de motocycles arrivent au deuxième rang, notamment suite à l’essor du marché des vélos (une alternative plébiscitée aux transports en commun, particulièrement dans les grandes villes).

Le secteur « Transport et entreposage » arrive en troisième position, en raison de la croissance des livreurs de repas et des chauffeurs VTC dans les grandes villes. Aussi, certains salariés ont perdu confiance dans la capacité de leur employeur à leur garantir une source stable de revenus, et ont décidé de se lancer à leur propre compte.

Autre tendance marquante : l’immobilier et le retail sont des secteurs qui se font remarquer en raison de leur dynamisme ! En revanche, les secteurs de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale affichent un recul par rapport aux performances de 2019.

La France est-elle en train de devenir un pays d’entrepreneurs ? Une tendance porteuse est clairement identifiable.

S’agit-il d’un remède en période de crise ? L’entrepreneuriat est perçu comme un palliatif pour beaucoup de salariés placés au chômage partiel, ou contraints de cesser leur activité par une fermeture administrative.

D’autre part, le taux de faillite demeure relativement faible en 2020, dans des proportions légèrement inférieures à celles observées en 2019. L’enjeu principal consiste donc à former les nouveaux entrepreneurs à la gestion d’entreprise, pour assurer leur pérennité à moyen et long terme. L’année 2021 s’annonce également sous des auspices encourageants et plein d’espoirs sur le front de l’entrepreneuriat !