domiciliation bancaire

Domiciliation bancaire : définition, obligations et démarches

Qu'est-ce que la domiciliation bancaire ? Obligations selon votre statut, ouverture de compte et changement de banque : décrypté pour vous par SeDomicilier.
Tout savoir sur la domiciliation
Temps de lecture: 31min
Mis à jour le 5 octobre 2026
Domiciliez votre entreprise en quelques clics
Choisir mon adresse

La domiciliation bancaire consiste à choisir un établissement bancaire auprès duquel un particulier ou une entreprise détient un compte et reçoit ses revenus. Elle permet de centraliser les encaissements et les paiements, mais ses implications varient selon le profil du titulaire : particulier, société, entrepreneur individuel ou micro-entrepreneur.

Si la domiciliation bancaire n’est généralement pas une obligation pour les particuliers, certaines entreprises doivent disposer d’un compte bancaire, notamment pour déposer leur capital social. D’autres professionnels sont soumis à des règles spécifiques concernant la séparation de leurs opérations personnelles et professionnelles.

Qu’est-ce que la domiciliation bancaire ?

La domiciliation bancaire correspond au fait de détenir un compte auprès d’un établissement bancaire et, dans l’usage courant, d’y faire verser ses revenus et d’y réaliser ses opérations financières. Elle concerne aussi bien les particuliers que les professionnels.

Lorsqu’un salarié communique son relevé d’identité bancaire (RIB) à son employeur, il lui indique sur quel compte verser son salaire. De la même manière, une entreprise transmet ses coordonnées bancaires à ses clients pour recevoir leurs règlements et à ses fournisseurs pour régler ses factures.

La domiciliation bancaire permet ainsi de centraliser les flux financiers sur un ou plusieurs comptes. Elle n’implique toutefois pas nécessairement que l’intégralité des revenus d’une personne ou des recettes d’une entreprise soit versée auprès d’une seule banque. Il est tout à fait possible de détenir plusieurs comptes dans différents établissements.

Il convient également de distinguer trois notions souvent confondues :

Notion Définition Exemple
Domiciliation bancaire Choix de l’établissement auprès duquel un compte est détenu et utilisé. Un entrepreneur ouvre un compte professionnel auprès d’une banque en ligne.
Compte bancaire dédié Compte réservé aux opérations liées à une activité professionnelle, distinct des dépenses personnelles. Un micro-entrepreneur sépare ses recettes professionnelles de ses achats personnels.
Domiciliation d’entreprise Adresse administrative et juridique de l’entreprise, correspondant notamment à son siège social pour une société. Une SAS établit son siège social dans un centre de domiciliation à Paris.

La domiciliation bancaire ne détermine donc pas l’adresse du siège social d’une société. Une entreprise peut parfaitement disposer d’un siège social à Lille et d’un compte bancaire dans un établissement situé à Paris, ou auprès d’une banque opérant exclusivement en ligne.

Comment fonctionne la domiciliation bancaire ?

La domiciliation bancaire repose sur l’utilisation d’un compte de dépôt ou d’un compte de paiement permettant de recevoir des fonds et d’effectuer des opérations. À l’ouverture du compte, l’établissement bancaire communique au titulaire ses coordonnées bancaires, généralement sous la forme d’un RIB.

Ce document permet d’identifier le compte et de transmettre les informations nécessaires à la réalisation de virements ou de prélèvements. Le titulaire peut ainsi communiquer ses coordonnées à son employeur, à ses clients, à ses fournisseurs ou aux organismes qui gèrent ses prestations et ses paiements réguliers.

Les opérations bancaires peuvent être initiées de différentes façons. Un virement est généralement déclenché par la personne ou l’organisme qui envoie les fonds. Un prélèvement, quant à lui, est initié par un créancier qui dispose d’un mandat de prélèvement valide, autorisé par le titulaire du compte.

La domiciliation bancaire facilite donc la gestion quotidienne des finances, en permettant notamment :

  • de recevoir des salaires, des prestations sociales, des pensions ou des règlements de clients ;
  • de payer des factures, des fournisseurs, des cotisations ou des échéances de crédit ;
  • de mettre en place des virements permanents et des prélèvements récurrents ;
  • de suivre les mouvements financiers depuis un espace bancaire en ligne ;
  • de disposer d’un historique des opérations pour faciliter le suivi budgétaire ou le rapprochement bancaire.

Une fois le compte ouvert, son titulaire peut généralement réaliser ses opérations en agence, sur un site internet ou à l’aide d’une application mobile, selon les services proposés par l’établissement.

La domiciliation bancaire est-elle obligatoire ?

La domiciliation bancaire n’est pas une obligation universelle. Les règles applicables dépendent de la situation juridique du titulaire, de la nature de son activité et des opérations qu’il réalise.

La domiciliation bancaire pour les sociétés

Les sociétés commerciales, comme les SAS, SASU, SARL et EURL, doivent déposer leur capital social sur un compte ouvert au nom de la société en formation ou auprès d’un dépositaire habilité, selon les modalités prévues par la loi. Cette démarche permet d’obtenir une attestation de dépôt des fonds nécessaire à la constitution du dossier d’immatriculation.

Après l’immatriculation, les fonds peuvent être débloqués et mis à la disposition de la société conformément aux règles applicables. L’entreprise utilise ensuite son compte pour encaisser les règlements de ses clients, payer ses fournisseurs, régler ses charges et gérer sa trésorerie.

Il faut toutefois distinguer l’obligation d’ouvrir un compte pour le dépôt du capital de l’obligation d’utiliser une offre bancaire dite « professionnelle ». Les services proposés par les banques professionnelles peuvent être adaptés aux besoins d’une société, mais la qualification commerciale du compte et les conditions contractuelles dépendent de l’établissement.

Les sociétés civiles, notamment les sociétés civiles immobilières (SCI), ne sont pas soumises à la même obligation de dépôt du capital social que les sociétés commerciales. Un compte bancaire distinct reste néanmoins souvent utile pour séparer les opérations de la société de celles de ses associés et assurer une gestion transparente.

La domiciliation bancaire pour les entrepreneurs individuels

L’entrepreneur individuel exerce son activité en son nom propre. Il ne crée pas une personne morale distincte, contrairement au dirigeant d’une société.

En principe, l’ouverture d’un compte bancaire dédié à l’activité professionnelle n’est pas obligatoire pour toutes les entreprises individuelles. Toutefois, l’article L.123-24 du Code de commerce prévoit que tout commerçant doit se faire ouvrir un compte dans un établissement de crédit ou dans un bureau de chèques postaux.

Il faut donc distinguer l’obligation de disposer d’un compte bancaire et celle de souscrire un compte bancaire professionnel. Un compte courant personnel distinct peut, dans certaines situations, satisfaire à l’obligation de séparation des opérations professionnelles et personnelles, sous réserve des règles applicables et des conditions de la banque.

Pour les entrepreneurs individuels exerçant une activité commerciale, l’ouverture d’un compte bancaire est obligatoire. Pour les autres activités, un compte dédié reste une mesure de gestion recommandée, même lorsqu’aucun texte ne l’impose.

La domiciliation bancaire pour les micro-entrepreneurs

Le micro-entrepreneur bénéficie d’un régime simplifié, mais reste soumis à des obligations spécifiques en matière de gestion de son compte bancaire.

Un compte bancaire professionnel n’est pas systématiquement obligatoire. En revanche, un compte dédié à l’activité professionnelle doit être ouvert lorsque le chiffre d’affaires annuel dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives, comme le rappelle le ministère de l’Économie.

Ce compte dédié peut être un compte bancaire personnel distinct, dès lors qu’il permet de séparer clairement les opérations professionnelles des dépenses personnelles. Il n’est donc pas nécessaire, dans tous les cas, de souscrire une offre bancaire spécifiquement commercialisée comme un compte « professionnel ».

L’obligation de compte dédié ne dispense pas le micro-entrepreneur de respecter les éventuelles règles propres à son activité. Par ailleurs, certains établissements bancaires peuvent prévoir des restrictions sur l’utilisation d’un compte personnel à des fins professionnelles.

La domiciliation bancaire pour les particuliers

Pour les particuliers, il n’existe pas d’obligation générale de domicilier ses revenus auprès d’une banque déterminée. Chacun est libre de choisir son établissement bancaire et peut détenir plusieurs comptes dans différentes banques.

En pratique, disposer d’un compte bancaire est toutefois souvent indispensable pour recevoir un salaire, une pension ou certaines prestations sociales et pour effectuer les paiements de la vie courante.

Le paiement d’un salaire en espèces est encadré par la loi. En France, lorsqu’un salarié en fait la demande, le paiement en espèces est possible dans la limite de 1 500 € par mois. Au-delà, le salaire doit être versé par chèque barré ou par virement sur un compte bancaire ou postal. Cette règle ne signifie pas pour autant que chaque particulier est légalement tenu de domicilier l’ensemble de ses revenus auprès d’une banque unique.

Comment choisir sa domiciliation bancaire professionnelle ?

Le choix d’une banque constitue une décision importante pour une entreprise. Au-delà de la simple ouverture d’un compte, l’établissement retenu peut jouer un rôle dans la gestion quotidienne, le financement et le développement de l’activité.

Il est donc préférable de comparer plusieurs offres avant de domicilier les opérations bancaires de sa société.

Critère Points à vérifier
Frais bancaires Frais de tenue de compte, commissions de mouvement, frais de carte et frais de virement.
Moyens de paiement Cartes bancaires, virements, prélèvements, chèques et solutions d’encaissement.
Services numériques Application mobile, interface de gestion, exports comptables et intégrations logicielles.
Accompagnement Disponibilité du conseiller, assistance téléphonique, expertise sectorielle et qualité du service client.
Financement Conditions d’accès aux crédits professionnels, solutions de trésorerie et autorisations de découvert.
Encaissement Solutions de paiement à distance, terminaux de paiement et encaissement de chèques, selon l’activité.
Évolutivité Capacité de la banque à accompagner la croissance de l’entreprise et l’évolution de ses besoins.
Conditions contractuelles Engagement éventuel, conditions de résiliation, plafonds et frais annexes.

Une banque traditionnelle peut convenir à une entreprise qui a besoin d’un interlocuteur en agence, de dépôts de chèques ou d’espèces, ou d’un accompagnement régulier pour ses financements. Une banque en ligne ou une néobanque peut, de son côté, répondre aux besoins d’une structure qui privilégie les opérations dématérialisées, la simplicité d’utilisation et la maîtrise de ses frais.

Il est également utile d’évaluer les besoins propres au secteur d’activité. Une société qui encaisse de nombreux paiements par carte, par exemple, ne recherchera pas nécessairement les mêmes services qu’un cabinet de conseil qui reçoit principalement des virements.

Enfin, la banque doit être en mesure de vérifier l’identité du titulaire, la nature de son activité et l’origine des fonds. Elle peut demander des justificatifs complémentaires dans le cadre de ses obligations de connaissance du client et de lutte contre le blanchiment de capitaux.

Comment ouvrir un compte bancaire pour son entreprise ?

L’ouverture d’un compte bancaire professionnel dépend de la forme juridique de l’entreprise et de son stade de création. Pour une société commerciale en formation, la démarche intervient généralement avant l’immatriculation afin de déposer le capital social.

Les documents nécessaires à l’ouverture d’un compte

Les justificatifs demandés peuvent varier d’un établissement à l’autre. Pour une société en cours de création, la banque peut notamment demander :

  • une pièce d’identité en cours de validité du représentant légal et, selon les cas, des associés ou bénéficiaires effectifs ;
  • un projet de statuts ou les statuts signés de la société ;
  • un justificatif de l’adresse du siège social ;
  • les informations relatives à l’activité exercée et à la répartition du capital ;
  • les documents nécessaires à l’identification des bénéficiaires effectifs ;
  • une attestation de dépôt des fonds, lorsque le capital social est déposé auprès de la banque.

Une fois la société immatriculée, l’établissement peut demander un extrait Kbis ou un justificatif d’immatriculation, le numéro SIREN et les statuts définitifs.

Pour un entrepreneur individuel ou un micro-entrepreneur, les justificatifs peuvent notamment comprendre une pièce d’identité, un justificatif de domicile, une preuve d’immatriculation ou de déclaration d’activité, ainsi qu’une description de l’activité professionnelle.

La liste exacte doit toujours être confirmée auprès de la banque choisie. Les documents exigés dépendent notamment du statut juridique, de la nature de l’activité et des procédures de vérification de l’établissement.

Les étapes pour obtenir une domiciliation bancaire

1. Comparer les établissements bancaires

Avant de procéder à l’ouverture du compte, l’entrepreneur doit identifier les services nécessaires à son activité et comparer les tarifs, les conditions contractuelles et les solutions d’accompagnement.

2. Choisir une offre adaptée à son statut

Les besoins d’une SASU, d’une SCI, d’une micro-entreprise ou d’une entreprise individuelle ne sont pas identiques. Il est important de vérifier que l’établissement accepte la forme juridique et le secteur d’activité concernés.

3. Transmettre les justificatifs

Le représentant légal ou l’entrepreneur fournit les documents demandés par la banque. Celle-ci procède aux vérifications réglementaires avant d’accepter l’ouverture du compte.

4. Déposer le capital social, si nécessaire

Lorsqu’un dépôt de capital est requis, les fonds sont versés auprès d’un dépositaire habilité. Une attestation de dépôt est ensuite remise pour permettre la poursuite des formalités de constitution.

5. Finaliser l’ouverture et récupérer le RIB

Après l’ouverture du compte et, le cas échéant, l’immatriculation de la société, le titulaire récupère son RIB. Il peut alors le transmettre à ses clients, fournisseurs, organismes sociaux et administrations concernés.

Que faire en cas de refus d’ouverture d’un compte bancaire professionnel ?

Une banque peut refuser l’ouverture d’un compte professionnel, sous réserve de respecter les obligations légales qui lui incombent. En cas de refus, l’entreprise ou l’entrepreneur peut, sous certaines conditions, engager une procédure de droit au compte auprès de la Banque de France.

Le droit au compte permet à une personne ou à une entreprise qui ne dispose pas de compte de dépôt et qui s’est vu refuser l’ouverture d’un compte de demander à la Banque de France de désigner un établissement bancaire. La banque désignée doit alors fournir les services bancaires de base prévus par la réglementation.

Cette procédure ne garantit pas l’accès à tous les services d’un compte professionnel : les moyens de financement, les facilités de caisse ou certains services complémentaires ne font pas nécessairement partie des prestations de base.

Comment changer de domiciliation bancaire ?

Changer de domiciliation bancaire consiste à transférer les opérations financières vers un nouvel établissement. Cette démarche peut être motivée par des frais bancaires trop élevés, un service client insatisfaisant, des besoins professionnels qui évoluent ou la recherche de solutions de paiement et de gestion plus adaptées.

Les formalités diffèrent selon que le titulaire du compte est un particulier ou une entreprise.

Changer de banque en tant que particulier

Les particuliers peuvent bénéficier du service d’aide à la mobilité bancaire, qui permet à la nouvelle banque de prendre en charge gratuitement une partie des démarches liées au transfert des virements et prélèvements récurrents.

Pour en bénéficier, le titulaire du compte signe un mandat auprès de sa nouvelle banque et lui communique les coordonnées de son ancien compte. Les établissements bancaires échangent alors les informations nécessaires afin d’identifier les opérations récurrentes et de transmettre les nouvelles coordonnées bancaires aux organismes concernés.

Le service de mobilité bancaire concerne les comptes de dépôt ou de paiement détenus par des particuliers et utilisés à des fins non professionnelles. Il ne couvre pas automatiquement tous les produits bancaires, comme les livrets d’épargne, les crédits, les assurances ou les placements.

Le délai réglementaire global de la procédure d’aide à la mobilité bancaire est de 22 jours ouvrés à compter de la réception de l’accord écrit du client par la banque d’arrivée (article L.312-1-7 du Code monétaire et financier). Il reste prudent de conserver l’ancien compte suffisamment longtemps pour éviter les rejets de prélèvements ou les retards de virements pendant la période de transition.

Le titulaire peut également choisir de conserver ses deux comptes. La clôture de l’ancien compte n’est pas une conséquence automatique de la mobilité bancaire : elle doit être demandée séparément si le client souhaite le fermer.

Changer de banque pour une entreprise

Le service légal d’aide à la mobilité bancaire des particuliers ne s’applique pas aux comptes utilisés à des fins professionnelles. Une entreprise doit donc organiser elle-même le transfert de ses opérations, même si certains établissements proposent un accompagnement commercial.

Pour limiter les risques d’interruption des paiements, il est recommandé de procéder par étapes.

1. Ouvrir un compte auprès du nouvel établissement

L’entreprise sélectionne sa nouvelle banque, transmet les justificatifs nécessaires et finalise l’ouverture du compte. Elle récupère ensuite son nouveau RIB.

2. Identifier les opérations récurrentes

Le représentant légal doit recenser les virements reçus, les prélèvements autorisés, les paiements réguliers, les abonnements et les éventuelles échéances de crédit associés à l’ancien compte.

3. Informer les clients et les partenaires

Le nouveau RIB doit être transmis aux clients, fournisseurs, prestataires, organismes sociaux et administrations qui effectuent des virements ou des prélèvements sur le compte de l’entreprise. Il est préférable de conserver une trace écrite de ces notifications.

4. Mettre à jour les outils de gestion

Les coordonnées bancaires doivent également être actualisées dans les logiciels de facturation, les outils comptables, les plateformes de paiement et les espaces administratifs utilisés par la société.

5. Vérifier les premières opérations

Pendant la période de transition, l’entreprise doit contrôler que les règlements des clients arrivent sur le nouveau compte et que les prélèvements sont correctement exécutés. Il est prudent de maintenir une provision suffisante sur l’ancien compte tant que toutes les opérations n’ont pas été transférées.

6. Clôturer l’ancien compte, si nécessaire

Une fois les opérations transférées et les éventuelles échéances réglées, l’entreprise peut demander la clôture de l’ancien compte. Il convient de conserver les relevés et justificatifs bancaires nécessaires à la comptabilité et aux obligations légales de conservation des documents.

Combien de temps faut-il pour changer de domiciliation bancaire ?

Pour un particulier qui utilise le service d’aide à la mobilité bancaire, le délai réglementaire de traitement est de 22 jours ouvrés à compter de la réception de son accord écrit par la nouvelle banque.

Pour une entreprise, il n’existe pas de délai unique applicable à l’ensemble des démarches de changement de banque. La durée dépend de la rapidité d’ouverture du nouveau compte, du nombre de partenaires à informer, des délais de mise à jour de leurs systèmes et des éventuels prélèvements ou paiements en cours.

Dans les deux cas, il est préférable d’anticiper le changement et de ne pas clôturer l’ancien compte avant d’avoir vérifié le bon transfert des opérations.

Domiciliation bancaire et prêt immobilier : quelles sont les règles ?

Lorsqu’un particulier sollicite un crédit immobilier, la banque peut proposer des conditions commerciales en lien avec la domiciliation de ses revenus. Il peut s’agir, par exemple, d’une offre groupée de services ou d’un avantage individualisé prévu dans le cadre d’une proposition de financement.

Toutefois, la domiciliation des revenus ne doit pas être présentée comme une obligation générale pour obtenir un prêt immobilier. Le cadre juridique encadrant ces pratiques a évolué, et l’ancien dispositif de l’article L.313-25-1 du Code de la consommation a été abrogé. Le Conseil d’État a également examiné la compatibilité de ce dispositif avec le droit européen.

Avant d’accepter une offre, l’emprunteur doit donc examiner les conditions écrites du prêt et les éventuels avantages proposés en contrepartie d’un engagement de domiciliation. Il est notamment utile de vérifier la durée de l’engagement, la nature de l’avantage, les conséquences d’un changement de banque et le coût total du crédit.

La domiciliation des revenus peut faire partie d’une négociation bancaire, mais elle ne doit pas être confondue avec une obligation légale de conserver l’ensemble de ses revenus dans l’établissement prêteur pendant toute la durée du crédit.

Qu’est-ce qu’un RIB et comment le lire ?

Le relevé d’identité bancaire (RIB) est un document qui contient les coordonnées nécessaires pour identifier un compte bancaire et réaliser des opérations telles que les virements et les prélèvements.

Il est généralement disponible dans l’espace client en ligne, sur l’application mobile ou auprès de l’établissement bancaire.

Un RIB français comporte plusieurs informations :

Élément Fonction
Nom du titulaire Identifie la personne ou l’entreprise à laquelle appartient le compte.
Domiciliation bancaire Indique l’établissement bancaire et, selon le format du document, les coordonnées de l’agence.
Code banque Identifie l’établissement bancaire dans le système français.
Code guichet Identifie l’agence ou le guichet auquel le compte est rattaché, selon l’organisation de la banque.
Numéro de compte Identifie le compte du titulaire au sein de l’établissement.
Clé RIB Sert à vérifier la cohérence des coordonnées bancaires nationales.
IBAN Identifie le compte selon une norme internationale, utilisée notamment pour les virements et prélèvements SEPA.
BIC Identifie l’établissement bancaire dans les échanges internationaux, lorsque cette information est requise.

L’IBAN est utilisé pour identifier un compte lors de nombreux virements et prélèvements, notamment au sein de l’espace SEPA. Le BIC peut être demandé pour certaines opérations internationales, mais il n’est pas systématiquement nécessaire pour les virements SEPA.

Le RIB peut être communiqué à un employeur, à un client, à un fournisseur ou à un organisme qui doit verser de l’argent sur le compte. Il reste toutefois important de le transmettre uniquement à des interlocuteurs légitimes et de rester vigilant face aux tentatives de fraude, notamment les faux changements de coordonnées bancaires.

Qu’est-ce qu’une attestation de domiciliation bancaire ?

L’attestation de domiciliation bancaire est un document délivré par votre banque pour prouver que vous détenez un compte dans cet établissement. Elle mentionne en général le titulaire du compte, le nom de la banque et les coordonnées bancaires (IBAN et BIC), sans indiquer le solde ni les opérations.

Elle est souvent demandée pour justifier l’existence d’un compte auprès d’un tiers : employeur, bailleur, organisme social, fournisseur ou administration. La plupart des banques la proposent dans l’espace client en ligne ou sur demande auprès du conseiller, selon des délais et des conditions propres à chaque établissement.

Ne la confondez pas avec deux autres justificatifs qui portent des noms proches mais n’ont pas le même rôle.

Document Qui le délivre ? À quoi sert-il ?
Attestation de domiciliation bancaire Votre banque Prouver que vous avez un compte dans l’établissement
Attestation de dépôt des fonds Le dépositaire du capital (banque, notaire) Justifier le dépôt du capital social pour l’immatriculation
Attestation de domiciliation d’entreprise Une société de domiciliation Justifier l’adresse du siège social

Seule l’attestation de domiciliation bancaire concerne votre compte en banque : les deux autres relèvent de la création de la société et de son adresse.

Domiciliation bancaire et domiciliation d’entreprise : quelle différence ?

La domiciliation bancaire et la domiciliation d’entreprise sont deux démarches distinctes, même si elles interviennent toutes les deux dans la vie administrative d’une société.

La domiciliation bancaire correspond au choix de l’établissement qui héberge le compte bancaire de l’entreprise. La domiciliation d’entreprise consiste, quant à elle, à déterminer son adresse administrative et juridique. Pour une société, cette adresse constitue le siège social et figure notamment sur les documents officiels.

Une société peut ainsi avoir son siège social dans un centre de domiciliation commerciale, exercer son activité dans un local distinct et détenir son compte bancaire auprès d’une banque située dans une autre ville.

La domiciliation d’entreprise peut être effectuée au domicile du dirigeant, dans un local professionnel, une pépinière ou auprès d’une société de domiciliation agréée, selon la situation et les conditions légales applicables.

Pour les entrepreneurs qui souhaitent séparer leur adresse personnelle de celle de leur entreprise, une société de domiciliation peut fournir une adresse administrative ainsi que des services complémentaires, comme la réception et la gestion du courrier.

La domiciliation bancaire ne remplace donc jamais l’obligation de disposer d’une adresse de domiciliation pour l’entreprise. Ces deux démarches répondent à des objectifs différents et doivent être organisées séparément.

Conclusion

La domiciliation bancaire constitue un élément central de la gestion financière des particuliers et des entreprises. Elle permet de recevoir des revenus, d’effectuer des paiements et de centraliser les opérations au sein d’un établissement choisi selon ses besoins.

Les obligations varient néanmoins selon le statut juridique. Si les sociétés commerciales doivent déposer leur capital social lors de leur constitution, les entrepreneurs individuels et les micro-entrepreneurs sont soumis à des règles différentes concernant l’ouverture d’un compte et la séparation des opérations professionnelles.

Le choix de la banque doit donc tenir compte des frais, des services, des moyens d’encaissement et des besoins de financement. Enfin, un changement de domiciliation bancaire doit être anticipé afin d’assurer la continuité des virements et des prélèvements, sans perturber l’activité de l’entreprise.

 

Vous créez votre entreprise ? Domiciliez votre siège social avec SeDomicilier et disposez de l’attestation de domiciliation que votre banque vous demandera pour ouvrir votre compte.

Rédigé par notre expert·e Céline
le 13 février 2023

Comment faire une domiciliation bancaire ?

La mise en œuvre d'une domiciliation bancaire doit suivre plusieurs étapes importantes.

  • Choisir une banque :

    1. Choisir une banque :

    Vous devez comparer les offres des différentes banques pour choisir celle qui vous semble la plus judicieuse. Vous pouvez au besoin vous servir d'un simulateur en ligne.

  • Choisir le type de compte :

    2. Choisir le type de compte :

    Le compte à domicilier auprès de la banque de votre choix peut être un compte société ou un compte particulier. Vous pouvez opter pour un compte en votre nom ou au nom de l'entreprise selon le cas.

  • Fournir les documents nécessaires :

    3. Fournir les documents nécessaires :

    La banque exige un document d'identité récent et un justificatif de domicile pour ouvrir un compte. Les entreprises doivent également fournir leurs statuts et une preuve d'immatriculation.

  • Formaliser la domiciliation :

    4. Formaliser la domiciliation :

    La banque peut ouvrir votre compte une fois qu'elle a tous les documents. Elle vous demande ensuite un mandat pour transférer votre RIB à vos partenaires d'affaires (employeurs, fournisseurs, service des impôts, etc.).

1 sur 4
 Retourner à l'accueil

Questions fréquentes

Peut-on domicilier les revenus d'une entreprise dans une banque en ligne ?
Chevron
Oui, sous réserve que la banque en ligne accepte la forme juridique et l'activité de l'entreprise et propose les services nécessaires. Avant de choisir cette solution, il est important de vérifier les moyens d'encaissement disponibles, les plafonds de virement, les conditions de dépôt de capital, les frais et les modalités d'assistance.
Peut-on changer de banque lorsqu'on a un crédit immobilier en cours ?
Chevron
Oui, un emprunteur peut changer de banque même s'il rembourse un crédit immobilier. Il doit toutefois vérifier les conditions de son contrat de prêt, notamment si un avantage individualisé a été accordé en contrepartie d'un engagement de domiciliation des revenus. Le changement de banque ne transfère pas automatiquement le crédit immobilier : celui-ci reste soumis au contrat conclu avec le prêteur initial, sauf opération spécifique de rachat ou de renégociation.
Combien coûte un changement de domiciliation bancaire ?
Chevron
Le service d'aide à la mobilité bancaire est gratuit pour les particuliers qui remplissent les conditions d'éligibilité. Le changement de compte d'une entreprise peut également être effectué sans frais de transfert spécifiques, mais des frais peuvent être prévus par les contrats bancaires, notamment pour certains services, moyens de paiement ou opérations. Il est donc conseillé de consulter les conditions tarifaires de l'ancien et du nouvel établissement.
Une banque peut-elle refuser l'ouverture d'un compte professionnel ?
Chevron
Oui, une banque peut refuser l'ouverture d'un compte professionnel, notamment à l'issue de ses vérifications réglementaires. Si l'entreprise ou l'entrepreneur ne dispose d'aucun compte et remplit les conditions requises, il peut demander à bénéficier de la procédure de droit au compte auprès de la Banque de France. Celle-ci peut désigner un établissement chargé de fournir les services bancaires de base.
Comment obtenir une attestation de domiciliation bancaire ?
Chevron
Une attestation de domiciliation bancaire peut être délivrée par l'établissement auprès duquel le compte est ouvert. Elle permet de justifier l'existence du compte et son rattachement à la banque. Les modalités de délivrance varient selon les établissements : certains proposent une attestation téléchargeable depuis l'espace client, tandis que d'autres demandent une sollicitation auprès d'un conseiller.
Peut-on avoir plusieurs domiciliations bancaires ?
Chevron
Oui. Un particulier ou une entreprise peut détenir plusieurs comptes bancaires dans différents établissements. Il est possible de répartir ses opérations entre plusieurs comptes, par exemple pour séparer les dépenses courantes, l'épargne et les opérations professionnelles. Il faut toutefois vérifier les conditions contractuelles de chaque banque et veiller à conserver une gestion claire des flux financiers.
Quelle est la différence entre un compte bancaire professionnel et un compte dédié ?
Chevron
Un compte bancaire professionnel est une offre conçue pour les besoins d'une activité professionnelle, avec des services et des conditions tarifaires propres. Un compte dédié désigne un compte utilisé exclusivement pour les opérations professionnelles, afin de les séparer des dépenses personnelles. Selon le statut juridique et les obligations applicables, un compte personnel distinct peut parfois suffire à satisfaire à l'obligation de compte dédié.
La domiciliation bancaire est-elle obligatoire ?
Chevron
La domiciliation bancaire n'est pas obligatoire pour tous les particuliers ou professionnels. Les sociétés commerciales doivent toutefois déposer leur capital social sur un compte ou auprès d'un dépositaire habilité lors de leur constitution. Les commerçants exerçant en entreprise individuelle sont également soumis à l'obligation de disposer d'un compte bancaire. Les règles applicables aux micro-entrepreneurs dépendent notamment de leur chiffre d'affaires et de la nature de leur activité.