Mattéo Camarda dans Visions : comment Bloom Média a conquis 400 000 jeunes avec l'innovation
Dans un nouvel épisode du podcast Visions, propulsé par SeDomicilier, nous découvrons le parcours de Mattéo Camarda, cofondateur et président de Bloom Média, un média dédié à l'innovation pour les 18-34 ans, et cofondateur de Lumya, agence de production vidéo.
Comment créer un média de toutes pièces à 20 ans, sans financement de départ, et réunir en cinq ans une communauté de 400 000 personnes ? C'est l'histoire que raconte Mattéo Camarda dans ce nouvel épisode de Visions, propulsé par SeDomicilier.
L'invité revient sur la genèse de Bloom Média, ses choix éditoriaux pour capter l'attention des jeunes sur des sujets complexes, son modèle économique bâti sur le brand content, et la création plus récente de son agence de production Lumya. Un échange qui éclaire aussi les coulisses souvent invisibles de la fabrication d'un média sur les réseaux sociaux.
À travers cette conversation, Visions met en lumière un parcours structuré autour d'une conviction forte : avant de penser business model, un média doit d'abord construire une communauté.
Une case vide entre médias traditionnels et créateurs de contenu
Bloom Média est né il y a cinq ans, alors que Mattéo Camarda et ses trois cofondateurs, dont Jean et Yanis, étaient encore étudiants. Le constat de départ : les médias traditionnels traitant d'innovation existent, mais parlent peu aux jeunes, tandis que les créateurs de contenu sur le sujet manquent parfois de rigueur journalistique.
Il résume ce positionnement : « Il existait une case entre les deux : on essaie de faire au mieux le travail de journaliste, et de l'autre on essaie aussi d'être assez digeste pour les jeunes. » Un cadre éditorial volontairement large, qui couvre aussi bien l'innovation technologique que l'innovation sociale, environnementale ou même gastronomique.
Construire une communauté avant de penser business model
Pour Mattéo Camarda, la première étape dans la création d'un média n'est pas financière mais communautaire. Bloom a démarré sans aucun apport financier des fondateurs, uniquement avec du temps, des téléphones et quelques outils de montage.
Ce n'est qu'une fois l'audience installée que la question du modèle économique s'est posée, avec un constat lucide sur les limites du secteur : « Il y a beaucoup de médias qui se créent qui ont pas de communauté et en fait ça peut pas marcher. » Bloom s'appuie aujourd'hui sur deux sources de revenus : le brand content, avec des annonceurs comme Orange, et une agence de production vidéo annexe, Lumya, créée en 2024.
Capter l'attention des jeunes sur des sujets complexes
Expliquer l'intelligence artificielle, l'environnement ou les mathématiques en moins de deux minutes suppose une méthode rodée. L'équipe s'appuie sur une trame quasi mécanique : un hook d'accroche en ouverture, puis plusieurs relances au fil de la vidéo pour maintenir l'attention jusqu'au bout.
Certains sujets, comme une vidéo sur le nombre pi ou les spirales logarithmiques, ont particulièrement bien fonctionné auprès d'une cible encore plus jeune, sur Snapchat. Mattéo Camarda s'en réjouit : « C'est hyper important pour nous parce qu'en fait on va toucher des jeunes à s'intéresser aux maths. »
Trouver le bon prix, la plus grosse erreur des débuts
Interrogé sur les principales erreurs commises en tentant de monétiser un jeune média, Mattéo Camarda pointe d'abord la difficulté à évaluer la juste valeur de son travail. Au lancement, l'équipe vendait ses prestations bien en dessous du marché, faute de repères.
Il décrit ce syndrome de l'imposteur fréquent chez les jeunes entrepreneurs, corrigé progressivement grâce aux échanges avec d'autres acteurs de médias pur players et au réseau constitué pendant les études de l'un de ses associés.
Lumya : la production vidéo comme second souffle créatif
Lancée en 2024, Lumya permet à l'équipe de travailler sur des projets plus ambitieux que le format court quotidien de Bloom : vidéos de marque, podcasts, émissions, et même une première fiction produite pour la communauté de Bloom. Un exercice que Mattéo Camarda considère comme un vrai kiff créatif, en complément du rythme plus contraint de l'actualité chaude.
Domicilié chez SeDomicilier, un choix pragmatique
Bloom Média est domicilié chez SeDomicilier, un choix que Mattéo Camarda assume pleinement en tant que client. Après avoir quitté un incubateur, l'équipe loue aujourd'hui des espaces de travail qui ne proposent pas de service de domiciliation, une solution qui lui permet de sécuriser l'adresse administrative de l'entreprise sans dépendre de ses futurs déménagements.
Vers plus d'indépendance pour les médias de demain
Interrogé sur l'avenir des médias, Mattéo Camarda plaide pour davantage d'indépendance éditoriale, un équilibre selon lui difficile à tenir face à la dépendance des médias pur players au système publicitaire. Il espère voir émerger davantage de modèles sociétaires, où les audiences s'investissent directement dans le média, plutôt que des structures détenues par de grandes fortunes.
Pour Bloom, l'ambition à cinq ans reste avant tout de grandir avec la même équipe resserrée, en développant des formats plus ambitieux, sans pour autant viser une expansion internationale à tout prix.
Visions : le podcast des entrepreneurs
Propulsé par SeDomicilier.fr, Visions est le podcast pour entrepreneurs qui veulent progresser, s'inspirer et trouver des conseils concrets. Chaque épisode propose une interview exclusive avec des profils variés (entrepreneurs, créateurs, dirigeants) qui partagent leur parcours, leurs échecs et leurs réussites. Entre inspiration et conseils pratiques, Visions aide les auditeurs à avancer dans leurs projets et à trouver la motivation pour persévérer.
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