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title: "Start-up : le conseil de l'innovation va débloquer 250 millions d’euros"
date: "2018-10-29"
description: "Le conseil de l'innovation passé en revue : composition, aides aux start-up, financements, bénéficiaires... On vous dit tout !"
author: "Paul LASBARRERES-CANDAU"
canonical_url: "https://sedomicilier.fr/articles/startup-conseil-innovation"
category: "Actualités / Réformes légales"
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# Start-up : le conseil de l'innovation va débloquer 250 millions d’euros

Le Conseil de l’Innovation a pour objectif de favoriser l’innovation de rupture et répondre aux problématiques des start-up à haute intensité technologique.
- Le Conseil de l'innovation est une instance stratégique qui orientera l’action du gouvernement et ses prises de décisions
- Il est doté de 10 milliards d’euros de fonds propres
- Les entreprises bénéficiaires seront essentiellement des start-up en phase d’amorçage
- Parallèlement, toutes les aides à l’innovation existantes devraient être maintenues par l’État dans les prochaines années
Ses missions et son fonctionnement sont maintenant définis.

### **Retour sur cette mesure phare du gouvernement**

![Dossier start-up : focus sur le conseil de l'innovation](https://res.cloudinary.com/sedomicilier/image/upload/c_limit,f_auto,h_800,q_auto,w_800/v1539017199/ckeditor/picture/data/1539017199-3985-0002-8406/nmfkndq3nmu4zthjoda2.jpg)

## Qu’est-ce que le Conseil de l’innovation ?

### **Il est une instance stratégique qui orientera l’action du gouvernement et ses prises de décisions**

Cette instance gouvernementale a pour objectif de répondre à la promesse du gouvernement de **faire de l’innovation une priorité**.

Créé dans le cadre de la **loi PACTE**, la première réunion s’est tenue le 18 juillet 2018 au cours de laquelle le Ministre Bruno Le Maire a détaillé son **plan d’action en faveur des start-up**.

Le **Conseil de l’innovation** est composé de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des représentants de [BPI France (Banque Publique d’Investissements)](https://www.bpifrance.fr/) et de [l’agence nationale de la recherche (ANR)](http://www.agence-nationale-recherche.fr/). Six personnalités dotées d’une longue expérience dans le domaine de la recherche, de l’industrie, de l’entrepreneuriat et du capital innovation participeront à chaque réunion afin d’apporter leur point de vue.

Ses missions sont les suivantes :

- Guider et fixer les **orientations du gouvernement** dans ses politiques en faveur de l’innovation
- Acter définitivement les **mesures** qui doivent être prises
- **Simplifier** les dispositifs d’aides et de soutien aux start-up innovantes
- Formuler de **nouvelles** **recommandations** pour améliorer sans cesse le système actuel

Parmi les grands défis évoqués lors du lancement, nous retenons la volonté de **favoriser l’émergence de nouveaux marchés** **en réduisant les barrières technologiques**.

Permettre un **meilleur accès aux financements** pour que les start-up puissent se doter d’un capital technologique important, figure au premier rang des priorités fixées par le gouvernement.

Mais aussi, les entreprises ne doivent pas perdre de vue les **préoccupations sociétales** visant à apporter des réponses aux principales problématiques des citoyens français (santé, sécurité, environnement, etc.). À terme, de très importantes **créations d’emplois** sont attendues avec la création de nouveaux marchés.

### **Il faut « remettre de la cohérence dans le maquis d’aides à l’innovation dans lequel personne ne peut s’y retrouver » Bruno Le Maire, le 18 juillet dernier**

## À quoi serviront les 250 millions d’euros annuels ?

### **L’organe de financement du Conseil de l’innovation est le Fonds pour l’innovation et l’Industrie (FII)**

Il est doté de 10 milliards d’euros de fonds propres.

Son rendement étant estimé à 2,50%, il **distribuera donc 250 millions d’euros chaque année** répartis de la manière suivante :

- 150 millions d’euros dédiés à l’**intelligence artificielle**
- 70 millions pour l’innovation de rupture pilotés par **BPI France** (« deep tech ») dont 40 millions sous forme de **prêts pour les entreprises innovantes**
- 25 millions d’euros dédiés à la croissance des **nanotechnologies**
- 5 millions d’euros qui seront consacrés à d’autres projets sur proposition des membres du Conseil. Ils pourraient être notamment dédiés au rattrapage du retard pris par certaines entreprises en la matière.

Une partie des financements servira aussi à **certifier et à rendre plus fiables des systèmes existants** s'appuyant sur l’intelligence artificielle.

Fluidifier le **transfert de technologies** des laboratoires vers les entreprises fait aussi partie des objectifs fixés. À cette fin, les passerelles entre le secteur public et privé devraient être multipliées pour accentuer la mobilité professionnelle des chercheurs.

Tous dispositifs confondus, **l’État devra investir 4,5 milliards d’euros** durant tout le quinquennat. Les fonds proviennent notamment de la cession de prises de participations au capital de plusieurs entreprises (Française des Jeux, Engie, Aéroports de Paris et Renault notamment).

## Qui seront les entreprises bénéficiaires ?

### **Les entreprises bénéficiaires seront essentiellement des start-up en phase d’amorçage**

L’objectif premier est de soutenir la recherche et le développement dans les projets en lien avec l’innovation de rupture.

Le gouvernement souhaite donner la priorité à **l’intelligence artificielle**, en particulier aux projets destinés au **secteur de la santé**. L’amélioration des diagnostics médicaux figure en bonne place selon Bruno Le Maire.

Des **TPE-PME** et des **entreprises plus grandes** pourront aussi bénéficier de soutien en fonction de la pertinence de leurs projets.

### **Parallèlement, toutes les aides à l’innovation existantes devraient être maintenues par l’État dans les prochaines années**

La création et le lancement du **Conseil de l’innovation** marque donc une nouvelle étape dans la volonté de soutenir les [start-up](https://sedomicilier.fr/articles/startup-comment-integrer-un-incubateur) exprimée de longue date par Emmanuel Macron, alors qu’il n’était encore que candidat à l’élection présidentielle.

Les **nouvelles technologies**, hautement disruptives, transforment à grande vitesse les réalités du marché du travail. Apporter des réponses concrètes à ces enjeux est une nécessité à laquelle tâche de s’astreindre le gouvernement.