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title: "Portage salarial vs micro vs SASU : le vrai comparatif 2026"
date: "2026-06-23"
description: "Portage salarial, micro-entreprise ou SASU : lequel génère le plus de revenus nets ? Simulations par palier de CA, tableau de protection sociale, angles morts et profils types. Comparatif complet de SeDomicilier pour 2026."
author: "Céline"
canonical_url: "https://sedomicilier.fr/articles/portage-salarial-vs-micro-vs-sasu-2026"
category: "Actualités / Entrepreneuriat"
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# Portage salarial vs micro vs SASU : le vrai comparatif 2026

La micro-entreprise est simple mais plafonnée. La SASU est puissante mais lourde. Le portage salarial protège mais coûte cher. Ces trois affirmations sont vraies — et insuffisantes pour décider. Ce comparatif va plus loin : simulations de revenus nets par palier de CA, tableau de protection sociale complet, et surtout les angles morts que les autres guides passent sous silence
- **Il n'y a pas de statut universellement supérieur — il y a un statut adapté à votre CA et à vos besoins de protection.** Sous 50 000 € de CA, la micro l'emporte en net avec une gestion quasi nulle. Entre 60 000 et 90 000 €, le portage s'impose si vous avez besoin du chômage, de fiches de paie ou d'une retraite complémentaire pleine — même si le net est inférieur de 15 000 à 20 000 € à la SASU. Au-delà de 90 000 € avec une activité stable, la SASU domine sur le plan financier.
- **Le portage salarial est le seul des trois à offrir un accès réel à l'assurance chômage.** C'est un avantage structurel que ni la micro ni la SASU ne peuvent répliquer. Sa valeur monétaire dépend de votre TJM et de votre situation, mais pour un consultant qui valorise la sécurité ou anticipe une période sans missions, cet avantage peut compenser largement l'écart de net avec la SASU.
- **Les angles morts comptent autant que les chiffres bruts.** Le mur TVA de la micro à 36 800 € de CA, le coût d'entrée de la SASU (~2 000 €) et son coût courant (~2 000 €/an de compta), et la valeur bancaire des fiches de paie du portage sont des éléments que les simulateurs en ligne ne capturent pas. Avant de décider, faites une simulation personnalisée avec un expert-comptable — le coût de cette consultation est inférieur à la différence entre le bon et le mauvais statut pour votre situation.
## Les trois statuts en 60 secondes

Avant de comparer, rappelons la logique propre à chaque statut juridique.

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#### **Micro-entreprise**

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#### **Portage salarial**

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#### **SASU**

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Cotisations sur le CA (21,2 % ou 25,6 %)

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Frais gestion : 5-12 % du CA

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IS 15 % (≤42 500 €) / 25 %

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Plafond : 77 700 € services

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Charges sociales salarié complet

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Dividendes PFU 30 %

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Aucune comptabilité formelle

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TJM min. ~290-350 €/j

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Charges sur salaire : ~65 %

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Pas de TVA (sous seuil)

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Accès au chômage (ARE)

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Pas de plafond de CA

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Protection sociale légère

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Zéro création de société

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Expert-comptable requis

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## Le vrai comparatif financier : simulations nettes

Les tableaux de charges brutes ne suffisent pas. Ce qui compte, c'est le **revenu net disponible** après cotisations, impôts et frais de gestion. Voici trois simulations à des niveaux de CA représentatifs pour des consultants en prestations de services.

Les chiffres ci-dessous sont des estimations arrondies, basées sur les taux 2026 et une TMI de 30 %. Chaque situation étant unique, ils sont donnés à titre indicatif — consultez un expert-comptable pour une simulation personnalisée.

### Simulation à 50 000 € de CA annuel

Base : 50 000 € HT facturés / an — Activité BNC (consultant/libéral)

| | **Micro (BNC)** | **Portage (8 %)** | **SASU** |
| CA facturé | 50 000 € | 50 000 € | 50 000 € |
| Frais gestion / compta | — | - 4 000 € | - 1 800 € |
| Cotisations sociales | −12 800 € | −21 300 € | −8 200 € |
| Impôt sur le revenu / IS + PFU | −7 200 € | −4 500 € | −6 500 € |
| **Net disponible estimé** | ~30 000 € | ~20 200 € | ~33 500 € |

#### À 50 000 €, la SASU devance légèrement la micro grâce à l'IS réduit et aux dividendes — mais l'écart est modeste et ne justifie pas toujours la charge administrative. La micro reste très compétitive. Le portage est nettement en retrait : frais + cotisations plein régime general = moins 10 000 € nets vs micro.

### Simulation à 80 000 € de CA annuel

#### Base : 80 000 € HT facturés / an — Activité BNC

| | **Micro (BNC)** | **Portage (8 %)** | **SASU** |
| CA facturé | 80 000 € | 80 000 € | 80 000 € |
| Frais gestion / compta | — | - 6 400 € | - 2 000 € |
| Cotisations sociales | −20 500 € | −34 600 € | - 11 400 € |
| Impôt sur le revenu / IS + PFU | −11 200 € | −6 500 € | −9 800 € |
| **Net disponible estimé** | ~48 300 € | ~32 500 € | ~56 800 € |

À 80 000 €, l'écart se creuse nettement. La SASU dépasse la micro de ~8 500 € nets grâce à l'optimisation salaire/dividendes. Le portage accuse un retard de ~24 000 € vs la SASU — mais conserve l'accès au chômage, que ni la micro ni la SASU ne permettent.

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### Simulation à 120 000 € de CA annuel

#### Base : 120 000 € HT facturés / an — Activité BNC

| | **Micro (BNC)** | **Portage (8 %)** | **SASU** |
| CA facturé | Plafond dépassé ⚠ | 120 000 € | 120 000 € |
| Frais gestion / compta | — | - 9 600 € | - 2 200 € |
| Cotisations sociales | — | −52 800 € | −14 600 € |
| Impôt sur le revenu / IS + PFU | — | −8 500 € | −16 200 € |
| **Net disponible estimé** | N/A (basculement auto) | ~49 100 € | ~87 000 € |

À 120 000 €, la micro-entreprise n'est plus une option viable : le plafond de CA (77 700 €) est largement dépassé, et la micro aurait perdu le bénéfice du régime avant d'atteindre ce niveau. La SASU génère plus de 37 000 € nets supplémentaires par rapport au portage sur ce palier. L'écart continue de croître avec le CA.

**Note méthodologique :** Ces simulations supposent une activité BNC (consultant libéral SSI), 210 jours facturés/an, aucun frais professionnel déductible, TMI IR de 30 %, et pour la SASU une stratégie salaire brut 24 000 €/an + dividendes. Les montants réels varient selon la situation personnelle, les frais réels, le régime fiscal IR/IS et les déductions. Une simulation personnalisée avec un expert-comptable est indispensable avant toute décision.

## Protection sociale : le tableau qui change tout

Le net disponible n'est pas le seul critère. La protection sociale conditionne votre sécurité en cas de coup dur — et les trois statuts ne se valent absolument pas sur ce terrain.

| Couverture | Micro-entrepreneur | Portage salarial | SASU |
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| **Assurance maladie** | ✅ Régime général (CPAM) | ✅ Régime général | ✅ Régime général |
| **Indemnités journalières maladie** | ⚠ Réduites (basées sur le CA) | ✅ Niveau salarié | ✅ Niveau salarié (si salaire versé) |
| **Congé maternité / paternité** | ⚠ Allocation forfaitaire réduite si revenus faibles | ✅ Niveau salarié | ✅ Niveau salarié (si salaire versé) |
| **Assurance chômage (ARE)** | ❌ Aucune (ATI très restrictive) | ✅ Oui — accès plein à l'ARE | ❌ Aucune (assimilé salarié ≠ assuré chômage) |
| **Retraite de base** | ⚠ Validée mais points réduits | ✅ Régime général complet | ✅ Régime général (sur le salaire versé) |
| **Retraite complémentaire AGIRC-ARRCO** | ❌ Aucune | ✅ Oui | ✅ Oui (sur le salaire versé) |
| **Prévoyance invalidité-décès** | ⚠ Minimale | ✅ Niveau salarié | ✅ Via contrat collectif (à souscrire) |
| **Fiche de paie** | ❌ Non | ✅ Oui — mensuelle | ⚠ Oui si salaire versé (pas sur les dividendes) |

Le portage salarial est le seul des trois à offrir une protection sociale _complète_, comparable à un CDI. C'est son avantage structurel — et c'est ce qui justifie son coût plus élevé pour certains profils.

La SASU offre une bonne couverture sur la partie salariée, mais attention : si le président opte pour un salaire minimal (stratégie fiscale optimisée), ses droits sociaux sont proportionnellement réduits. Sans salaire versé, pas de droits ouverts.

## Ce que les comparatifs habituels ne disent pas

La plupart des comparatifs en ligne s'arrêtent au net disponible. Voici les six angles morts qui font la différence dans la vie réelle.

### 1. La micro atteint le mur TVA bien avant son plafond de CA

On compare souvent la micro sur la base d'un plafond de 77 700 € de CA. Mais un consultant BNC dépasse le seuil de franchise TVA bien avant : **36 800 € de base** (41 250 € majoré) en 2026 pour les services. Au-delà, il doit collecter et reverser la TVA, ce qui oblige à la gérer, à équiper ses factures correctement, et souvent à payer un expert-comptable. L'avantage de simplicité de la micro disparaît à partir de 3 000-4 000 € de CA mensuel — bien en dessous du plafond théorique.

### 2. Le portage net est souvent une surprise désagréable

Les brochures de portage salarial mettent en avant la protection sociale et la liberté. Elles mentionnent rarement que **45 à 55 % du CA facturé** partent en charges et frais avant même que vous touchiez quoi que ce soit. Sur 80 000 € de CA, c'est 36 000 à 44 000 € qui ne vous arrivent pas. Beaucoup de consultants découvrent cette réalité à leur premier bulletin de paie et calculent qu'ils auraient été deux fois mieux en SASU.

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### 3. La SASU sans salaire, c'est zéro droit social

Certains créateurs de SASU, pour minimiser les charges, ne se versent aucun salaire et ne distribuent que des dividendes. C'est légal — et risqué. Sans rémunération versée, le président ne génère ni trimestre retraite, ni droits maladie, ni IJ. La stratégie optimale est de verser un **salaire minimum de 24 400 € brut/an** (environ 2 030 €/mois brut) pour valider ses droits sociaux essentiels, puis de compléter en dividendes.

### 4. Le portage est le seul avec un vrai filet de sécurité chômage

Ni la micro ni la SASU ne donnent accès à l'assurance chômage dans des conditions normales. Le portage salarial ouvre droit à l'ARE en cas de fin de mission ou d'arrêt d'activité — c'est une protection réelle, dont la valeur est d'autant plus grande que le TJM est élevé. Pour un consultant à 500 €/j qui redoute une période sans missions, l'ARE peut représenter plusieurs milliers d'euros par mois. Cette valeur doit être intégrée dans le comparatif global.

### 5. La SASU a un coût d'entrée et un coût courant souvent sous-estimés

Créer une SASU coûte entre 1 500 € et 2 500 € (rédaction des statuts, publication légale, greffe). Tenir une SASU coûte 1 500 à 3 000 €/an d'expert-comptable, plus les heures de gestion (AG annuelle, dépôt des comptes, déclaration TVA mensuelle ou trimestrielle). Ces coûts sont déductibles fiscalement — mais ils réduisent le net réel. La SASU ne devient véritablement avantageuse que si le gain fiscal dépasse ces coûts fixes, ce qui se produit généralement à partir de **80 000-90 000 € de CA stable**.

### 6. La fiche de paie du portage a une vraie valeur bancaire

Un consultant en portage salarial reçoit des fiches de paie mensuelles — ce qui simplifie considérablement l'accès au crédit immobilier. Les banques françaises restent très conservatrices : trois bulletins de salaire valent souvent mieux que deux ans de bilans de SASU, même excellents. Pour un consultant qui envisage un achat immobilier à court terme, cette dimension pratique peut justifier à elle seule le maintien en portage le temps de conclure le crédit.

## À quel niveau de CA choisir quoi ?

En synthèse, voici la grille de décision par palier de chiffre d'affaires — en gardant à l'esprit que les critères non financiers (chômage, crédit, gestion) pèsent autant que le net pur.

| Palier de CA annuel | Recommandation principale | Nuance |
| --- | --- | --- |
| **Moins de 40 000 €** | Micro-entreprise | Charges les plus basses, zéro gestion, idéal pour démarrer ou tester |
| **40 000 – 60 000 €** | Micro ou Portage | Micro si TVA gérée et pas besoin de chômage. Portage si protection sociale prioritaire ou crédit immobilier en vue |
| **60 000 – 90 000 €** | Portage ou SASU | Portage si besoin chômage ou fiche de paie. SASU si CA stable et pas besoin de chômage — nette avance sur le net |
| **Au-delà de 90 000 €** | SASU | L'optimisation fiscale (IS + dividendes PFU) creuse l'écart de façon décisive. La micro n'est plus une option. |

## Les profils types : qui choisit quoi en 2026 ?

### Le micro-entrepreneur — profil idéal

Vous démarrez votre activité de consultant ou de freelance, vous testez votre marché, votre CA prévisionnel est inférieur à 50 000 € la première année, vous n'avez pas de crédit immobilier en cours et la gestion administrative vous pèse. La micro vous permet de facturer dès demain, sans capital, sans comptable, et de pivoter si nécessaire. C'est le statut du démarrage et de l'agilité.

### Le porté — profil idéal

Vous êtes cadre en transition, vous quittez un CDI avec des droits chômage acquis, ou vous voulez tester le consulting sans créer de société. Votre TJM est entre 400 et 700 €/jour, vous facturez 15 à 18 jours par mois. Vous avez un crédit immobilier en cours ou prévu. Vous avez besoin de fiches de paie, d'une retraite complémentaire et d'un vrai filet de sécurité. Le portage est votre statut, même si le net est inférieur à la SASU.

### Le président de SASU — profil idéal

Vous exercez en consulting depuis 2 à 3 ans, votre CA dépasse régulièrement 80 000 €, vous avez une visibilité suffisante sur vos missions pour ne pas craindre les creux, vous n'avez pas besoin du chômage, et vous acceptez la gestion comptable ou vous avez un expert-comptable de confiance. La SASU vous permet d'optimiser 10 000 à 30 000 € supplémentaires par an selon le CA — et de construire une vraie stratégie patrimoniale à long terme.

## Domiciliation et choix du statut

Quel que soit le statut choisi, la question de l'adresse du siège social se pose. Micro-entrepreneur, consultant porté qui crée une structure parallèle, ou président de SASU : tous trois peuvent domicilier leur activité.

En micro-entreprise, la domiciliation auprès d'une société agréée permet de **séparer domicile personnel et adresse professionnelle** — particulièrement utile pour les consultants qui travaillent depuis chez eux et ne souhaitent pas voir leur adresse personnelle figurer sur leurs factures et documents officiels.

En SASU, le siège social peut être au domicile du président (sous conditions de durée selon le règlement de copropriété ou le bail) ou chez une société de domiciliation. Une adresse parisienne ou dans une grande ville peut avoir un impact perçu sur la crédibilité commerciale — un argument à ne pas négliger pour les consultants qui adressent de grands comptes.

Le consultant en portage salarial, lui, n'a pas de siège social à déclarer — c'est la société de portage qui est l'employeur légal. Mais s'il crée une structure en parallèle (micro ou SASU), la question se pose à nouveau.
## FAQ

### Le portage salarial est-il compatible avec une activité en nom propre en parallèle ?

Oui, sous conditions : pas de concurrence avec l'activité portée, respect des durées légales de travail, et absence de clause d'exclusivité dans le contrat de portage. Ce cumul permet de tester différents canaux ou types de clients. Il faut veiller à la déclaration correcte des revenus cumulés.
### Quelle est la meilleure stratégie de rémunération en SASU ?

Verser un salaire brut minimum (~24 400 €/an soit ~2 030 €/mois brut) pour valider ses droits sociaux essentiels (retraite, IJ maladie), puis compléter par des dividendes soumis au PFU de 30 %. Cette stratégie minimise les charges sociales tout en maintenant une couverture. Elle nécessite un expert-comptable pour l'optimiser selon la TMI personnelle.
### La micro-entreprise est-elle vraiment limitée à 77 700 € de CA ?

Oui pour le régime micro en BNC/BIC services. Mais attention : avant d'atteindre ce plafond, un consultant dépasse souvent le seuil de franchise TVA (36 800 € base en 2026 pour les services), ce qui oblige à collecter et reverser la TVA — et remet en cause la simplicité de la micro bien avant le plafond théorique.
### Peut-on être en SASU et bénéficier du chômage ?

Non. Malgré le statut d'"assimilé salarié", le président de SASU ne cotise pas à l'assurance chômage. En cas de cessation d'activité, il ne perçoit ni ARE ni aucune allocation comparable. Le portage salarial est la seule option compatible avec l'activité indépendante et l'accès au chômage.
### Quels sont les frais de gestion réels en portage salarial ?

Entre 5 % et 12 % du CA HT selon la société et le volume. Certaines plafonnent leurs frais (ex. : 700 €/mois). Ces frais s'ajoutent aux charges sociales patronales (~42 %) et salariales (~22 %), pour un coût global de 45 à 55 % du CA facturé. Comparer les sociétés sur le taux ET le plafond mensuel est indispensable.
### Peut-on passer de la micro-entreprise à la SASU sans perdre ses clients ?

Oui. Le changement de statut n'affecte pas les relations commerciales existantes. Vous créez la SASU (1-3 semaines), obtenez un nouveau SIRET, mettez à jour vos coordonnées bancaires et vos modèles de facture. Les contrats en cours restent valides. Point de vigilance : en SASU vous devenez assujetti à la TVA si votre CA dépasse les seuils — ce qui modifie la présentation de vos factures.
### Le portage salarial donne-t-il vraiment accès au chômage ?

Oui. C'est son avantage unique. En tant que salarié d'une société de portage, vous cotisez à l'assurance chômage et pouvez percevoir l'ARE en cas de fin de mission. Ni la micro ni la SASU ne donnent accès à l'assurance chômage — le président de SASU est "assimilé salarié" pour la Sécu mais ne cotise pas à l'Unédic.
### Quel statut génère le plus de revenus nets entre portage, micro et SASU ?

Cela dépend du CA. Jusqu'à ~50 000 € : la micro génère le meilleur net (charges minimales, zéro frais de gestion). Entre 50 000 et 90 000 € : la SASU prend l'avantage grâce à l'IS + dividendes PFU, mais le portage reste pertinent pour sa protection sociale. Au-delà de 90 000 € : la SASU domine, avec une économie de 8 000 à 20 000 € nets/an vs le portage à CA équivalent.