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title: "Marché automobile français : la « double peine » de la fiscalité et des normes européennes"
date: "2026-08-03"
description: "Prix des voitures en hausse de 34%, ventes en baisse de 27% depuis 2019 : une étude Roland Berger pointe la fiscalité française et les normes européennes."
author: "Céline"
canonical_url: "https://sedomicilier.fr/articles/marche-automobile-fiscalite-double-peine"
category: "Actualités / Réformes légales"
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# Marché automobile français : la « double peine » de la fiscalité et des normes européennes

Le prix moyen d'une voiture neuve a bondi de 34% en six ans, pendant que les ventes chutaient de 27%. Une étude commandée par quatre organisations de la filière automobile pointe la responsabilité conjointe de la fiscalité française et des normes européennes.
- **Le marché automobile français a perdu 579 000 immatriculations annuelles entre 2019 et 2025** (-27%), selon une étude Roland Berger commandée par la PFA, Mobilians, Sesam LLD et Avere-France.
- Le prix moyen d'un véhicule neuf est passé de **21 811 € à 29 370 € sur la période (+34 %)**, sous l'effet cumulé des normes européennes et de la fiscalité française.
- Le PLF 2026 **supprime le plafonnement entre malus CO2 et malus au poids** : les deux taxes pourront désormais s'additionner sans limite, jusqu'à 90 000 € de malus cumulé en 2027.
- Mobilians dénonce un durcissement fiscal qui « **assèche le marché automobile** », quand la PFA appelle à ne pas tout attribuer à la seule fiscalité.
Le prix moyen d'une voiture neuve en France est passé de **21 811 € en 2019 à 29 370 € en 2025, soit une hausse de 34 %**. Dans le même temps, les ventes se sont effondrées, passant de 2,2 millions à 1,6 million d'immatriculations annuelles, soit un recul de 27 %. Une étude commandée par quatre organisations de la filière tente d'objectiver les causes de cette « double peine ».

## Une étude qui objective le déclin du marché

La PFA (constructeurs et équipementiers), Mobilians (concessionnaires et réparateurs), Sesam LLD (location longue durée) et Avere-France (mobilité électrique) ont **mandaté le cabinet Roland Berger** pour identifier plus finement les causes du rétrécissement du marché automobile français. L'objectif affiché : contrer l'idée reçue selon laquelle la hausse des prix serait avant tout due à l'augmentation des marges des constructeurs.

Résultat : le marché a perdu **579 000 immatriculations annuelles entre 2019 et 2025**. Si la corrélation entre la flambée des prix et l'effondrement des ventes est évidente, l'étude cherche à isoler le poids respectif des stratégies commerciales des constructeurs, des normes européennes et de la fiscalité française.

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## Le poids de la fiscalité : malus CO2 et malus au poids cumulés

Sur le plan strictement fiscal, la loi de finances 2026 **supprime le plafonnement qui existait entre le malus CO2 et le malus au poids**. Les deux taxes pourront désormais s'additionner sans limite sur un même véhicule, avec des plafonds cumulés qui atteindront jusqu'à 90 000 € en 2027 pour les véhicules les plus lourds et les plus émetteurs.

Du côté des normes européennes, les standards d'émissions polluantes et de sécurité imposent des investissements croissants aux constructeurs, répercutés in fine sur le prix final des véhicules. **Mobilians estime que ce durcissement fiscal et son instabilité ont « asséché le marché automobile »**, quand la PFA appelle de son côté à ne pas attribuer l'intégralité du recul à la seule fiscalité, insistant sur le rôle conjoint de la réglementation et des choix stratégiques des constructeurs.

## Un marché recomposé vers des motorisations plus coûteuses

Au-delà des taxes directement acquittées par les acheteurs, l'étude souligne que **l'incidence des normes et de la fiscalité se lit surtout dans la recomposition du marché** vers des motorisations plus chères. Les modèles d'entrée de gamme, moins rentables sous contrainte réglementaire croissante, tendent à disparaître des catalogues au profit de véhicules plus onéreux, mécaniquement plus rentables pour absorber le coût des mises en conformité.

**Pour les professionnels dont l'activité dépend d'un véhicule** (artisans, livreurs, VTC, professions itinérantes), cette hausse structurelle des prix et de la fiscalité automobile pèse directement sur le budget d'exploitation, qu'il s'agisse d'un achat, d'une location longue durée ou du renouvellement d'un utilitaire.

Cette étude s'ajoute à une série de [réformes fiscales entrées en vigueur en 2026](https://sedomicilier.fr/articles/changements-juillet-2026) qui touchent l'ensemble des indépendants et créateurs d'entreprise, bien au-delà du seul secteur automobile. Pour les professionnels qui cherchent à maîtriser leurs charges fixes, **une structure administrative bien organisée reste un des rares leviers directement actionnables** : découvrez comment la [domiciliation d'entreprise](https://sedomicilier.fr/domiciliation-entreprise) permet de sécuriser et simplifier la gestion de son siège social, quel que soit le secteur d'activité.